les enrênements
Les enrênements sont des aides artificielles. Ils facilitent le travail de dressage :
- En accélérant la compréhension du cheval et/ou du cavalier de ce qui est demandé (en permettant d'avoir ressenti les sensations au moins une fois : quand on sait ce qu'il faut chercher, c'est plus facile de le trouver),
- En accélérant ou corrigeant la musculature si besoin est (la position fait travailler les muscles, alors que, sans enrênement, une position peut être refusée par gêne physique tant que la musculature ne s'y prête pas),
- En palliant à de mauvaises habitudes du cheval ou en l'obligeant à les perdre, etc.
Mais ils sont "risqués", car le cheval peut détourner l'objectif (positions de fuite au lieu des positions de travail). De plus, ce n'est pas parce qu'on a imposé une position au cheval pendant quelques reprises qu'il a tout compris, tout accepté, et que le pas en avant artificiel est conservé. Il ne doivent donc être choisis et utilisés que par des cavaliers avertis et/ou en présence de personnes qui les connaissent bien.
Ils sont autorisés pour le passage des examens (galops), mais interdits lors des concours de dressage.
|
Noms et descriptions
|
Utilisation
|
|
La Martingale
|
|
Un premier bout est fixe a la sangle.
Pour l'autre bout :
Fixe : elle est fixée a la muserolle (rare ?).
A anneaux : elle glisse sur les rênes.
La seconde doit être associée a des arrêtoirs pour éviter quelle ne se coince dans les rênes, prêt du mors.
Elle est souvent montée avec un collier de chasse (qui, lui, n'a aucune action, si ce n'est de positionner la martingale).
Martingale à anneaux

|
Elle était, à l'origine, utilisée au polo car lors des arrêts brusques, les cavaliers se prennent l'encolure dans la tête...
Principe et intérêt :
Elle empêche le cheval de relever la tête, voire de se cabrer.
Elle doit être réglée de façon à atteindre, tendue, la gorge du cheval quand il a une position normale.
C'est donc, uniquement, une limite très haute imposée au mouvement de l'encolure.
Inconvénient :
Réglée trop courte, elle donne un point d'appui au cheval rétif (qui l'utilise pour tirer sur la main, en relevant encore plus la tête). Ou peut, à l'obstacle, gêner le cheval lors de la réception (l'encolure n'ayant plus la possibilité d'agir en balancier).
|
|
Le releveur.
|
|
Enrênement ou embouchure ?
Le releveur utilisé aujourd'hui a pour vrai nom le filet de polo.

Il s'agit d'un filet dont les montants (en rouge) sont semi rigides, terminés par des anneaux, et traversent les anneaux du mors (en noir).

Le "vrai" releveur se nomme aussi "gag", et est beaucoup plus sévère, car l'effet levier est accentué. Mais est-il encore utilisé ?

|
A l'origine, également utilisé au polo.
Principe :
2 montages possibles
- Sur l'anneau du mors (bleu clair) : action douce (pas d'action de rotation d'avant en arrière, seuls les effets de direction sont transmis aux montants)
- Sur l'anneau des montants (bleu sombre) : action sévère. Les montants sont "tordus" par la traction sur les rênes (entrainant une rotation de la tête : le front est poussé en avant de la bouche, la nuque monte), le mors glisse vers le haut des montants, et pince la commissure des lèvres. C'est un effet levier utilisant la bouche comme point d'appui.
La sévérité est donc liée essentiellement à la raideur des montants.
Intérêt :
Inconvénient :
Le releveur peut amener le cheval à s'encapuchonner.
|
|
L'alliance
|
|
Elle relie les 2 rênes entre elles, sous l'encolure.
Comme la martingale, elle doit être associée à des arrêtoirs.
|
Utilisation détournée : Une amie l'a utilisé avec un cheval qui s'était "mis au refus", et qui pilait en plongeant la tête sous la barre. Vol plané garantit. Elle a joué sur l'effet de surprise du contact.
La première fois, on aurait dit que le cheval avait rencontré un hérisson. Résultat, il a passé l'obstacle (petit) n'importe comment, mais est passé. La seconde fois, l'arrêt fut hésitant et, quand il a senti l'alliance, il a renoncé au refus et est passé. Ce fut fini. |
| Le chambon |
|
C'est l'origine du gogue. Il relie la sangle (en passant par l'inter ars) au mors, en passant par des anneaux a la têtière.

|
Intérêt :
Le cheval a la commissure des lèvres pincée si il remonte l'encolure. Et comprend vite que la meilleure position est celle qui permet de détendre la corde. Donc, si il est en avant, il baisse la tête.
Par suite, il rallonge sa ligne de dessus (il allonge l'encolure, donc tire sur son dos) et se muscle le dos.
Inconvénients :
- si l'impulsion n'est pas entretenue, le résultat est inverse : postérieurs recules, rein creux.
- De plus, il est systématiquement fixe, seule la main contrôle et limite l'extension de l'encolure, c'est ce qui a donne naissance au gogue.
|
| La rêne Colbert |
|
La rêne Colbert traverse les anneaux du mors et, contrairement à la rêne allemande qui rejoint la sangle, elle passe sur la nuque du cheval, ou sur son encolure.

|
Principe et intérêt :
En appuyant sur la nuque (ou l'encolure suivant les cas) du cheval, elle l'incite à baisser la tête.
En passant par le mors, elle interdit au cheval d'avancer la bouche.
Contrairement au Chambon, elle contrôle donc l'extension de l'encolure et l'angle tête-encolure. Elle est de plus contrôlée en permanence par les mains.
Inconvénient :
Sûrement les mêmes que le chambon (dos creusé pour éviter l'effort) + un risque d'encapuchonnement par "fuite" de la tension et de l'appui sur l'encolure. Sans oublier un problème pratique pour maintenir la rêne colbert en position sur l'encolure.
|
| La rêne allemande |
|
Elle traverse les anneaux du mors et rejoint la sangle soit au milieu en passant par l'inter ars, soit sur les côtés.
Elle est généralement utilisée en double sur des rênes "normales".

|
Principe :
Elle rapproche la bouche du point d'attache des rênes.
La tension doit permettre au cheval de garder son bout de nez en avant de la verticale.
Intérêt :
Elle permet, avec un cheval suffisamment en avant, de lui faire donner le dos (pas le creuser) et de lui faire descendre l'encolure et donc empêche l'encolure de se relever quand le cavalier ferme ses jambes.
Elle doit être utilisée initialement sur des courbes pour obliger le cheval à s'arrondir.
Inconvénients :
Si le cheval n'est pas assez en avant risque d'encapuchonnement et d'avoir son cheval sur les épaules.
Doit être utilisé avec beaucoup de précautions et si possible en présence d'une personne habituée à ce type d'enrênement
|
| Le gogue |
|
Il est généralement présenté comme une évolution du chambon.
Les ficelles sont attachées à la sangle, passent par l'inter ars, puis dans des anneaux à la têtière, puis dans les anneaux du mors, puis rejoignent :
-
la sangle, au point précédent, pour un gogue fixe,
-
les rênes dans le cas du "canter",
-
les mains du cavalier dans le cas du gogue commandé (généralement monté en parallèle des rênes "normales")
Le canter est un cas particulier où, du fait du réglage, lorsque l'on relâche un peu la tension des rênes, elles se détendent entre le mors et le point d'attache du canter, mais restent tendues entre ce point et les mains. Alors que si on les raccourci, elles se tendent sur toute leur longueur, et le canter est alors à longueur fixe. C'est donc un intermédiaire entre gogue fixe et commandé.
Il existe des gogues en élastique au lieu de ficelle. Ceci permet d'en assouplir les effets et la sévérité.

|
Principe :
De tous les enrênements à effet voisin (Colbert, Chambon, rênes allemandes, etc.) c'est le plus évolué.
Il cumule les effets des précédents. En allongeant l'encolure, en descendant la tête, et en rapprochant la bouche du point d'attache final.
Avec un gogue commandé, les mains du cavalier ne doivent pas freiner ce mouvement pour permettre que la ligne du dessus s'étende.
Intérêt :
le gogue pousse le dos vers le haut et favorise l'avancée vers l'avant et vers le bas de la tête et de l'encolure.
Inconvénient :
Les mêmes que précédemment, bien sûr : si l'impulsion n'est pas entretenue, le cheval creuse le dos pour éviter l'effort et s'encapuchonne pour fuir la tension.
|
| Rênes a poulies |
|
Les montants du filets sont souples, et terminés par des anneaux. Les montants (en rouge) passent à travers les anneaux du mors. Et, à travers les anneaux des montants, on fait passer des rênes Colbert (en vert), qui reposent sur l'encolure.

|
Principe :
Mécaniquement parlant, on peut dire que la rêne Colbert sur l'encolure fait descendre cette dernière. Les montants sur lesquels agissent les rênes, et qui passent à travers les anneaux du mors, font remonter la bouche.
Intérêt :
Peut-on dire globalement que l'effet est de descendre l'encolure et plier la nuque ?
Inconvénient :
Ma premier réaction est de penser que tout cela est sévère, facilement antinomique, et encapuchonne à coup sûr... Mais il y a peut être des défauts que cela corrige.
|
| Les rênes croisées (ou "inversées") |
|
C'est moins un enrênement qu'un montage particulier du filet : au lieu de rejoindre la main directement en partant du mors, les rênes passent devant le chanfrein, en se croisant.
Elles peuvent être associées à une gourmette, qui maintient le mors en position.

|
Principe :
La tension des rênes, au lieu de ramener le mors vers l'arrière, le tire vers l'avant, obligeant le cheval à avancer le bout de son nez et à tendre son encolure.
La direction est donnée par l'assiette.
Intérêt :
Ceci est utile avec des chevaux qui s'encapuchonnent.
|
| Les rênes rigides |
|
De moins en moins utilisées. Les "rênes", en bois, sont tenues à pleine main et permettent de "pousser" sur la bouche, contrairement aux rênes souples.
Comme les rênes croisées, elles peuvent être associées à une gourmette.
|
Principe et intérêt :
En transmettant directement les mouvements des mains aux anneaux du mors, les rênes rigides permettent de dés-encapuchonner, de pousser en avant un jeune cheval, de lui apprendre les effets de rênes, etc.
Inconvénient :
Avec un cavalier précautionneux (pour éviter les coups dans la bouche), et sauf aberrations d'utilisation, je n'en vois pas à priori.
|
| Le rearing |
|
Le rearing se compose d'un cercle d'acier passant dans la bouche du cheval, maintenu en place par une fixation aux anneaux du mors, et relié à la sangle par une martingale fixe.

|
Intérêt :
Interdit à un cheval de se cabrer.
Inconvénient :
TRES sévère ! Et à plusieurs titres :
- le cercle est souvent fin, d'où un appui douloureux dès que le cheval lève la tête,
- l'action des rênes est transmise au moins partiellement au rearing, d'où une action parasite inutilement douloureuse.
|
| Les rênes fixes |
|
Parfois aussi appelées "élastiques", elles se composent de 2 lanières, partiellement ou totalement élastiques, qui relient les anneaux du mors à la sangle ou au surfaix, sur les côtés.

|
Intérêt :
Souvent utilisées pour le travail en longe (la rêne extérieure doit alors être rêglée un peu plus longue), elles tiennent lieu de rênes allemandes fixes.
Inconvénient :
Ceux des rênes allemandes, accentués par le manque de contrôle, non totalement compensé par l'élasticité.
|
| Le barnum |
|
Le barnum est composé d'un "montant" de 70 cm, reliant un anneau au mors, et d'une longe de 5 m. Le tout maintenu par des anneaux : anneau-montant-mors-longe.
Pour le mettre au cheval, on place le mors dans la bouche, le montant remonte et passe derrière les oreilles (en têtière), à droite de la tête du cheval par exemple. La longe, qui est alors attaché à l'anneau gauche du mors, passe sur l'encolure (en rêne colbert), redescend vers l'anneau droite, puis retourne vers l'anneau gauche, en gourmette. Elle fait ensuite un aller-retour vers le dernier anneau du montant avant de repasser dans l'anneau gauche.

|
Principe :
Il n'est utilisé qu'à pieds. Lorsque l'on tire sur la longe, le mors remonte et comprime la commissure des lèvres. Tension qui ne peut se desserrer que à la main, détendre la longe ne suffisant pas.
Intérêt :
Dresser un cheval rétif, méchant ou qui tire au renard. Il suffit généralement d'une seule séance.
Inconvénient :
TRES sévère ! Et dangereux car, utilisé violemment, il peut provoquer une fracture des vertèbres cervicales. Sa présentation dans cette page est donc surtout destinée à attirer l'attention sur ce danger.
|
moi jai achté des rênes allemandes éric thomas. je les utilise à la détente unikement, depuis ke je comence a les enlever progressivement il se met tout seul en place et ne s'encapuchonne pas du tout en + jai le plaisir davoir mon cheval sur la main lol
{ Page Précédente } { Page 1 à 10 } { Page Suivante }
|
Qui suis-je?
FlowerHorses
Liens
Catégories
Articles Récents
les enrênements ='( Ludger Beerbaum pOur le grand nettOyage Suite pOur le cheval de la semaine---->> Népal !
Amis
|
|