MACEDONIAN MAID

12:25, 23 février 2017 .. Posté dans Notre vie avec Macédonian Maid .. Lien

Je vais commencer ce blog par quelques photos de Mace, quelques poèmes que j'ai écri pour elle, pour sa vie et malheureusement pour son départ qui m'a beaucoup peiné.

Merci Moneycheval pour ce gif que j'aime beaucoup,

ce sont nos premières rando en 95, j'avais tout juste 16 ans et toi 12.

MACEDONIAN MAID

 

 

Dans ton abondante crinière de feu

Dans la soie de ta peau, je puise mon courage

Au rythme léger de tes pas, tu laisses derrière toi des petits sillages

Tes doux yeux bruns lancent mille éclairs or, argent, je frissonne, je m'émeu

 

Ton incroyable confiance malgré tes frayeurs quotidiennes

Font de toi un trésor d’amour et de vitalité ; grande bohémienne !

Ton caractère ombrageux, tu es menaçante et tu domines

Lorsque tu décides de jouer les coquines

 

Je t’aime tant que cela me fait peur quand je songe à la suite

Tes petits sabots délicats 3 noirs 1 blanc et tes grandes et fines jambes s’agitent

Ta couleur miel et feu nuit et jour, tu m’as conquis en un seul regard, une complicité est née Unique, rien à voir pourtant tu étais si réservée

 

Tu es farceuse mais sans brutalité, tu fouilles les poches en quête de friandises, gourmande et têtue, un peu hautaine quand même !

Mais sans méchanceté aucune, folle et soudain sage, curieuse et fière ; tu galope dans une cadence effrénée, soudain arrachée à ton sommeil !

Et moi sur ton dos, je m’enivre de ton odeur et de ta vitesse.

 

Je suis avec toi pour toutes les choses de la vie non pas pour t’utiliser mais pour t’aimer et te choyer !

 

 


 

 

Mon amie est partie, ma sœur m’a quitté,

 

 

J’ai attendu 11 ans, aussi loin que remonte mes souvenirs d’enfant, je voulais un cheval. J’ai été gâtée, j’en ais eu deux.

Je n’avais aucune prétention, aucune idées reçues, cheval poney couleur et race m’était bien égal, un compagnon à honorer, vers qui me tourner. Dans mes rêves cependant un noir se dessinait.

 

Et Daina est arrivée, alezan, 6 mois, tout à faire, à apprendre mais elle était cheval et c’était tout ce qui comptait. Mon cheval, mon rêve enfin réalisé.

Mais le destin, s’amuse de nous parfois ; un jour mon père m’a dit : tu te souviens de Macédonian ? J’ai dit oui alors que Macédonian c’était une énergie débordante, une pur-sang fragile dont les écarts et le fort potentiel auraient mérités d’être confiés à de fameux cavaliers, et nous pauvres débutant sans aucune expérience nous l’avons accueillie. Jolie pur-sang bai brune presque noire arrivée dans notre vie un matin de novembre. Elle nous a tout donner, peur, panique, plaisir, mal aux pieds, mais tant d’amour et d’enseignements tirés avec elle, pendant que grandissait Daina, elle nous a éduqué, nous rappelant à l’ordre à la moindre erreur, façonnant la future cavalière que je devais devenir pour être digne d’elle.

image modifiée avec logiciel peinture

 

Le temps a passé, le démon s’est assagie, la confiance est née entre nous, les balades sont devenues tranquilles, paisibles, de vrais moments de communion, ces moments à deux bien trop souvent partagés par la suite.

Et puis Daina nous a rejoint, nous sommes devenues trois et quatre avec Delphine qui te montait, il fallait te partager pendant que je dressais Daina à essayer de te ressembler sans jamais y parvenir d’ailleurs.

 image modifiée avec logiciel peinture

C’était le bon temps, nous allions quitter l’enfance pour le monde des adultes, construire timidement nos vies autour de vous, alors avec ou sans vous ? Ce fût avec, nous sommes partis avec la famille que j’ai bâtie et vous avez continué plus que jamais à en faire partie intégrante. Devenant bien plus que mes montures, vous étiez mes amies, mes sœurs vers qui je déversais tous mes maux quand j’en avais besoin.

 

Mais ce temps traître qui passait, toi tu traversais les années, belle, fraîche, en bonne santé jusqu’à l’année dernière, tout s’est compliqué, ce temps ce félon t’a imposé soleil, chaleur insupportable, herbe desséchée et malgré le foin, la paille, le pain et les fruits, tu souffrais dans ce terrible été. On a rien vu venir, tu as maigris un peu, si peu… ton cœur s’épuisait sans qu’on puisse s’en douter.

Tout s’accélère cette année, tes jambes lourdes, ton grand corps fatigué ont commencés à se voir, les oedèmes se sont suivis, les soins aussi mais tu changeais, rien n’y faisait, là sous mes yeux tu t’affaiblissais. On a continué d’essayer, 1 mois et demi de piqûres, de pommades, de douleur et de soins dérisoirs.

Je t’ai vu ce soir de septembre et j’ai compris, malgré tout notre amour, tu voulais jeter l’éponge.

Je t’ai soutenue, je t’ai aimé, vénéré, soigné mais je t’aimais tellement que je refusais que tu souffre juste pour  être en vie pour moi.

Le dernier soir, tu m’a suivie doucement mais sans hésiter, je t’ai regardé, caressé, serré ta magnifique tête tout contre moi, et tu es partie, endormie pour toujours.

 

Je t’aimais tant et te voir partir a été comme un couteau enfoncé dans mon cœur je réalise rien jusqu’à ce que tu t’effondre devant moi et là ma tête a explosé, submergée de douleur j’ai hurlé, je suis passé au travers d’un grand feu qui me consume depuis ce jour, remplie mes nuits et mes jours de doutes, est-ce que je t’ai trahi ? En prenant la décision d’abréger ta vie.

Macédonian, tu étais mon rêve d’enfant, tu es ma douleur maintenant, tu manques à ma vie comme le soleil manque au jardin, il est possible de semer mais tout ce qui y pousse est plus fade. Tu manques à ma vie comme la nuit manque au jour, tout deux se complètent imperturbablement.

 

Moi j’ai du mal à émerger, cheminer dans ce monde vide que tu m’as laissé.

Mais quand bien même cette épreuve que ton départ me fait traverser, je dois remercier la vie de t’avoir connue et partagé ces années près de toi, merci de m’avoir aidé à quitter cette enfance avec toi.

Le malheur de t’avoir perdue n’effacera jamais le bonheur de t’avoir connue.

Le bonheur d’avoir vécue auprès de toi.

                                                      

 

Elle s’appelait Macédonian Maid, une jument pur-sang née le 07 avril 1983, magnifique, couleur et corps parfait, musclée et robe soyeuse.

Elle était bai brun, pommelée l’été puis rousse l’hiver, longue et fine, trois sabots noirs, un blanc, petite trace blanche sur le postérieur gauche, petite tache blanche sur le front. De grands yeux noirs mêlés de paillettes dorées, des petits sacs de pigments semblant des collines.

Sa petite cicatrice blanche sur le garrot, sa cicatrice sur l’antérieur gauche.

Ses longs crins noirs se terminant par du roux, son nez si doux gris clairs entouré de poils fauves et puis sa longue tête noir au regard expressif et franc, petites oreilles toutes droites mobiles à l’extrême.

Un dos bien droit, le rein court, taillée pour la courses, des jambes nerveuses, un poitrail bien dessiné, tout était parfait chez elle-même sur la fin quand son dos se creusait avec les années. Elle est restée parfaite pour moi.

 

 

Aucune histoire ne serait être raconté en quelques lignes, Macédonian c’est plus qu’une simple histoire, d’amitié, d'amour ; entre un animal et un humain, c’était une chimère, le rêve d’une gamine qui est devenue femme, mère et qui est resté fidèle malgré toutes les difficultés.

Je l’ai chéri presque 13 années, elle en a vécu 21, je lui ai donné une retraite paisible, douce, calme et pleine d’amour et de respect. Il a fallu se rendre à l’évidence après toutes ses années il lui fallait un nouveau cœur pour survivre et ce que l’on fait pour les hommes ne se fait par encore pour un animal.

La voir encore souffrir ou la soulager, mon cœur à trancher.

Je lui dit au revoir maintenant car je n’ai pas pu le faire quand elle partait, et je la remercie comme on bénit un véritable ami pour son grand cœur même si le sien à atteint ses limites cette année 2004, le 28 septembre.

Je lui dit merci et bonne route car une existence si exemplaire ne serait s’arrêter ainsi même si c’est celle d’un animal, j’aime à croire que l’après pour les animaux est proche de celui des hommes et la voit en rêve chevauchant l’éternel avec mon frère et tout ceux qui nous on déjà quitter.

Elle me manquera toujours.

 

 


 

Macédonian

 

 

Mace, ma mémére, tu t’en est allé,

Ma mamie, mon ancêtre tu nous à abandonné

Nous t’avons aidé pour partir dignement car tu étais fatiguée

Je t’ai vu mourir car tu ne voulais plus lutter

Macédonian c’est par amour qu’on a renoncé

Macédonian c’est pour toi que l’on a décidé

Je t’ai aimé pendant douze années

Tes défauts sont devenus qualités

Avec le temps on t’a apprivoisé

Avec le temps tu nous as accepté

Tu as prouvé ta bravoure, ta volonté

Tout supporter, mon inexpérience, mon apprentissage

Tu m’as initié, donner la passion de toi, de Daina

Des autre, de la vie, on à réussi à passé au dessus de ça

Tu nous a suivi partout, jusqu’au bout

La dernière minute aussi, le dernier instant ou libre de tes attaches tu pouvais encore te sauver

J’avais toute confiance en toi, et toi en moi, je pleure je tremble, je ne sais plus ou allé sans toi, je te cherche, je t’attend, je te l’avoue je te regrette tant.

Je t’écoute la nuit hennir dans mes rêves, libre de tes douleurs, je sens ton odeur en moi encrée mêlée à l’herbe de printemps.

J’ai tant de mal à continuer de vivre parmi les chevaux sans plus jamais te voir près d’eux dans les prés verts ou bien dans la neige auprès de Daina.

Je suis perdue sans jamais te voir, je t’imagine partout, silhouette brune parmi la verdure ou bien les teintes fauves de l’automne, je te rêve à chaque instants entre mes jambes, ton ventre frémissant, même si je chevauche d’autres chevaux, ils ne seront jamais l’égal de ce que tu a été pour moi, le cheval de toute une vie, unique et irremplaçable mon premier cheval, mon premier instructeur.

 

Mace coté pile:

                                                                         

Mace coté face :

 

                                                                        

et oui, cette magnifique pur sang anglais l'été ne porte pas ses 20 ans, par contre, en hivers, ce gros nounours qui ressemble à un shetland poilu géant, c'est bien elle.....

 

 


 

aujourd'hui, j'ai 27 ans, de toutes ces années passées à aimer mes chevaux il ne me reste que des photos, des miliers de photos d'elles que je ne saurais mettre sur ce blog tant il y en a, voici la derniere photo de moi sur Mace, et ensuite, la dernière photo que j'ai prise d'elle avant qu'elle ne nous quitte:

oh je sais bien que je n'aurais jamais dû vous le montrer, celle-ci montre que j'ai peut-être surestimer les forces de ma jument en montant juste pour un petit galop avec cette petite fille mais cette jument exeptionnelle qu'elle était, était si heureuse de nous enmener qu'elle nous aurais monter jusqu'à l'infini si seul son esprit avait décidé.

c'est une photo montée, il y avait une autre jument près d'elle mais c'est la dernière photo que j'ai prise d'elle, il fallait qu'elle soit seule sur ce cliché, nous étions début septembre, elle se remettait doucement de son premier oedème, commancait juste à reprendre du poids ; malheureusement quelques jours après, elle nous a fait un oedème pulmonaire, c'était la fin de notre histoire.

 




{ Page Précédente } { Page 4 à 132 } { Page Suivante }

Qui suis-je?

damaqo
Accueil
Mon Profil
Mes Archives
Mon Album Photo
Mon Blog RSS
Articles de mes Amis

Liens

compteur

Catégories

daina
divers pêchés sur le net
famille
mes amies
mes juments
montages
Notre vie avec Macédonian Maid
Qomète
souvenirs

Articles Récents

bienvenue sur mon blog !!
fonctionnement de mon blog
Moi je suis avant tout : ELLES
MACEDONIAN MAID
DAINA
montage en l'honneur de mes filles
novembre 1991
4 ans dans 8 jours
soeurette
...méli
suite et fin de mon article
deux sites a visité un pour le coeur , un autre pour les connaissances
bietôt 7 avril
Kdo de maria
28 janvier !

Amis

nadindio
Mustang88
veiga95
titeuf
indien
Reyiell
tweety
lopping
foufou82
flamandco
wildcat25
oranginaaaaa
sussie
francky
mesloulousdamour
chipettejugon
monangeetrange
helium95
amande
Brigitte
kaya
Maria
kadieux
lau
nabuc87
Kik
jopy
thequeen
MissMona
damalau
clairette
chevalblog.com | chevalmag.com